Le Premier ministre, Édouard Philippe, et la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, ont dévoilé leur nouveau plan pour lutter contre les déserts médicaux. Afin de renforcer l’accès territorial aux soins, le gouvernement propose un ensemble de mesures :

  • Doubler le nombre de maisons de santé pluriprofessionnelles : les lieux de regroupement des professionnels de santé libéraux ainsi que les centres de santé où exercent des médecins salariés vont bénéficier de 400 millions d’euros sur cinq ans.
  • Développer la télémédecine : l’Assurance-maladie et les syndicats de médecins se sont lancés dans des négociations afin de déterminer le tarif des consultations à distance. Parallèlement, les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) doivent se munir du matériel nécessaire pour les téléconsultations.
  • Développer les consultations avancées : un médecin pour désormais exercer ponctuellement dans un désert médical s’il le souhaite, sans avoir l’obligation d’y vivre.
  • Favoriser les stages chez les médecins libéraux : pour inciter les jeunes médecins à faire leur stage en cabinet plutôt qu’à l’hôpital, le ministère de la Santé revalorisera de 300 euros l’indemnité des maîtres de stage dans les zones situées dans les déserts médicaux.
  • Faciliter le cumul emploi-retraite des médecins libéraux : les conditions financières qui permettent aux médecins retraités de continuer à exercer vont être assouplies dans les zones « en tension ».
  • Permettre des « exercices partagés » : le gouvernement créera dès 2 018 300 postes d’« assistants partagés » : un jeune médecin pourrait ainsi exercer à la fois à l’hôpital et dans un cabinet médical.
  • Généraliser le contrat de médecin adjoint : jusqu’à maintenant ce contrat permettait aux internes de venir aider des médecins déjà installés dans des zones touristiques en haute saison. Désormais, les internes pourront recourir à ce statut dans les déserts médicaux.